La nuit

La nuit m’attire étrange
Pour recevoir une caresse
Elle s’installe dans le silence
Sur les murs sous mes yeux
Dans les moindres fissures
De la table où j’écris
Et recouvre dans l’ombre
Encore une journée
Ma tête roule étourdie
Vers des climats lointains
Le rêve m’ouvre un court passage
Comme aux oiseaux migrants
Chercheurs de paysages
Parmi les astres sans frontières
Sous la blancheur nocturne de mon front
Quand chaque nuit j’oublie
Que je vivrai demain