La nuit et ses Périls

La croix est de lumière
et la croix est de sang
Le temps s’est consumé
aux frondes nucléaires
L’arbre est cristallisé
la terre inhabitée
est close dans son cercle.

Le soleil agonise
l’odeur des roses est morte
Que reste-t-il
du jour déraciné ?

La nuit dans un fracas
s’émiette
coupe une main
arrache un souffle
étouffe dans les mots
un clapotis de sang.

Dans la ville endormie
le cerveau du sommeil
éclate sous les pierres
Un homme cherche une issue
à travers les gravats
d’un cri inachevé.

Terre folle
terre et corps
intimement mêlés
Hommes mourant ensemble
vos noms sont invisibles
dans l’ombre souterraine.