Novembre

Sous les pluies de Novembre
ceux qui s’en vont et ne reviennent plus
nous laissent un souvenir pour qu’on lui donne asile.

Sur les chemins qu’ils ont abandonnés
une ombre plane derrière eux
Elle est pareille à leurs visages emportés.

L’arrêt brusque du temps
a fixé ses limites
toujours infranchissables.

Pourtant
il existe un soleil quelque part
dont le cadran doré
comme celui qu’on voit sur les horloges d’une gare
marque les heures sans jamais prendre de retard.