La passagère

Tu es passée si vite dans ma vie
Aujourd’hui
Le matin est derrière moi
Le matin que je ne voyais pas

Tu es passée comme un orage
Venu à la fin de l’été
Dernier éclair dernier nuage
Contre mon cœur bête affamé

Le sang chemine sous ma peau
Comme des milliers de fourmis
La nuit mes mains sont des oiseaux
Qui ne peuvent pas se poser

Tu es passée comme une vague
Avec le tocsin de la brume
Avec le feu que tu n’as pas éteint
Avec le bruit du cœur frappant sur son enclume