À René Guy CADOU

Ce matin je me baigne
Je n’entend pas le bruit de l’eau
Qui roule sur ma peau
Cadou j’entends ta voix
J’entends le bruit froissé du papier dans tes doigts

Les beaux lilas sucrés de l’amitié fleurissent
Et des oiseaux de mer dans tes yeux bleus se glissent
La meute du vent d’Est étouffe nos paroles
Un chien renifle encor dans la maison d’école
Il fait un temps de mois de Mars à Louisfert
C’est l’heure de partir on a bien trop souffert

Cadou quel homme es-tu ?
Le train qui t’emportait ne m’a pas attendu