Poètes oubliés

Poètes oubliés sous les neiges obscures
Vous m’avez bien aidé à vivre
A voir d’un autre œil le monde habituel
Il est en moi il grince il fermente il remue
Comme une forte houle
Montant du fond des mers
Comme le grand volcan
Du sang qui se libère

Je ne suis pas si seul
J’appartiens à la terre
J’ai pris le parti pour l’homme
J’ai dit mes préférences
Aux oiseaux de la mer
J’ai peut être menti
A ceux qui me sont chers

La vie a ses limites
L’homme a tous les pouvoirs
Que le vent nous soit ruine ou tourment
Un seul soleil nous réunit
Un même sang dans les artères
Le coq noir de la mort peut chanter le matin
Poètes oubliés votre voix vas plus loin