Métro

 

Je le dis aujourd’hui
On me lira peut-être dans cent ans

Dans le métro les hommes lisent les journaux
Ils plient et ils déplient le cours des catastrophes
Moi je rêve j’écoute je regarde

Chaque moment explose
Chaque mot accroché à la roue du matin
Quand le métro s’en va fait éclater des roses
Tout le long du chemin

La pluie qui tombe sur la Seine
Crève le toit du ciel
La vie passe dans son tunnel
Et puis c’est le retour au bout de la semaine

Pauvres âmes pauvres hommes
Chaque instant nous retient loin de l’odeur des pommes
Chaque jour nous attend

Dans la nuit le métro prend un mauvais tournant