En novembre l’obscur

En ce vieux pays froid
de brouillard et de pluie
les roseaux de novembre
tremblent sur les marais
et les derniers oiseaux
traînent leurs ailes froides.

Dans la mort à venir
dans sa forme allongée
s’agitent les racines
et ton corps étendu
est devenu la terre
Dans les sachets du sang
la mort nourrit sa fleur.

Sur ta cendre et tes os
retenus sous la pierre
la forme de la nuit
est devenue secrète.